La nuit démocrate à Marseille
Retrouvez ci dessous une vidéo de Cécile de la nuit démocrate à la provencale.
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L'élection de Barack Obama marque la fin d'Une Amérique, celle des présidents blancs.
Celle de culture germanique et non seulement anglo-saxonne. Car, pour ne prendre que quelques uns de ces présidents américains du XXe siècle, et si certains sont biens de culture anglo-saxonne, comme Carter, Truman ou Clinton, d'autres sont d'origine hollandaise comme les deux Roosevelt, d'autres encore sont d'origine allemande comme Eisenhower ou Hoover, peut-être même Bush. Enfin d'autres ne sont ni anglo-saxons ni plus largement de culture germanique, mais irlandais comme Reagan ou Kennedy. L'identé blanche anglo-saxonne de l'Amérique blanche, "WASP" est belle et bien une usurpation. Donc, Barack Obama, afro-anglo-saxon, marque la fin, certes symbolique, de cette Amérique, une Amérique formée en contre-point de la société européenne, celle plutôt républicaine que démocrate d'ailleurs, portée sur les valeurs d'argent, d'acquisition matérielle, de travail, de famille et de religion. Une Amérique de conquête, de colonisation même, de colonisation spatiale aussi. Une Amérique guerrière. Une Amérique mythique aussi. Celle portée par une civilisation principalement de culture germanique qui regroupe les pays du nord de l'Europe, le monde britannique, bien anglo-saxon mais aussi l'Allemagne, l'Autriche, les Scandinaves, la Hollande. L'élection de Barack Obama traduit l'évolution ethno-culturelle de l'Amérique sous l'influence de nouveaux courants migratoires, et le début de la fin de l'Amérique des origines. Et si ce monde finit, un autre naît. Car avec Obama, une nouvelle Amérique est en train de naître, plus portée vers la solidarité, plus humaniste, plus pacifique, plus multi-latérale. La conquête spatiale n'est pas le sujet d'Obama. Plus "européenne" en quelque sorte. Aussi aujourd'hui deux Américains pleurent, celui qui célèbre cette nouvelle Amérique, et celui qui sent qu'une autre Amérique, celle chère à son âme, celle de ses pères conquérants, s'en est déjà allée ce 5 novembre 2008... (www.nousdeviendronsimmortels.fr)
Ce fut une magnifique nuit démocrate. Une nuit étoilée par l'espoir d'une nouvelle ère qui s'ouvre aux Etats-Unis et dans le monde. Ce fut plus prosaïquement un très bel événement pour le Mouvement Démocrate en France. Certains ont crié à la récupération politique, je préfère retenir l'incroyable énergie qu'il y avait hier au siège parisien du Mouvement, une énergie portée par une foule indescriptible de militants et de sympathisants unis comme un vraie famille autour de cette élection.
Je veux remercier et féliciter Childéric Muller, l'instigateur et le principal animateur de cet soirée. Mais aussi Delfyne Sémavoine, Quitterie Delmas, les Jeunes Démocrates et tous les bénévoles qui ont travaillé pour monter en seulement cinq jours quelque chose d'impensable et formidable. Je veux remercier aussi les blogueurs qui ont alimenté ce blog, les militants présents dans le monde entier à qui l'on a tenté de donner la parole via une liaison Skype qui n'était pas toujours à la hauteur de la disponibilité (pardon pour cela).
Et puis je veux remercier enfin les dirigeants du MoDem qui n'ont pas compté leur temps pour venir débattre avec nous, à commencer par François Bayrou qui est resté presque 3 heures en notre compagnie, mais aussi Marielle de Sarnez, Jean Lassalle, Jean-Luc Benhamias, Corinne Lepage, Nathalie Griesbeck.
Ce fut une vraie fête. Merci à tous d'en avoir été les acteurs.
Je voudrais avoir une pensée pour Rosa Parks qui à la fin des années 50 s'est assise dans un bus à une place réservée aux blancs.
Il y a une toujours une femme aux origines de l'humanité, il y a sans doute cette femme à l'origine de la victoire de Barack Obama.
Nuit Démocrate évoque pour nous en tout premier lieu le suvi des élections américaines sur ce site Internet éponyme où se retrouvent tous ceux qui pensent qu'un choc culturel est en train de se produire aux Etats Unis, choc dont la fécondité se ressentira sur toute la planète. Mais en y réfléchissant plus profondément, l'association de ces deux mots va bien au delà d'un sigle facile à retenir et véhicule avec elle une portée symbolique et philosophique sur laquelle il est sain de s'attarder un instant.
"Nous sommes les Etats-Unis d'Amérique !" fiers de ce que le système démocratique américain permet.
Après les larmes, le sourire de Jesse Jackson dans la foule ...
Il appelle tous les américains à l'union dans un esprit de service et de sacrifice.
C’est fait, les Etats-Unis ont élu leur 44e Président : un homme de 47 ans, métis pour les Français, mais Noir pour les Américains. Un symbole et énormément d’espoirs portés en lui.
Pour illustrer sa victoire, difficile de faire un choix dans la photothèque, tant elle est vaste. Alors revient le souvenir récent du décès de la grand-mère maternelle du nouveau président élu. Une grand-mère blanche qui avait pu voter par correspondance pour son petit-fils noir avant de mourir : tout un symbole là encore ! Alors c’est cette photo qu’on choisit avec un pincement au coeur.
Au siège du MoDem, cela été déjà fixé : vers 4 heures du matin, le nombre de délégués était tellement en faveur du candidat démocrate que les jeux étaient faits. On remballait les câbles, on rangeait les cartons, caméras et projecteur. Jamais des centristes en France ne s’étaient sentis aussi assurés d’une victoire ; là encore, les radios françaises vers 5 heures confirmaient le score fantastique du nombre de délégués démocrates acquis (338 au dernier recensement), mais aussi que Barack Obama avait "mené une campagne centriste, qui a réconcilié tout le monde", dixit l’envoyée spéciale de France Info !
Voici la dernière photo de François Bayrou répondant aux questions des jeunes de l’assistance, aussi passionnés par les enjeux de cette élection présidentielle. À la question d’un d’entre eux qui lui demandait s’il laisserait sa place à un candidat centriste de couleur pour la prochaine présidentielle en France, le président du Modem a répondu "Oui, je le ferais s’il est meilleur !". Rires et applaudissements dans la salle.
Enfin, en sortant dans la rue, on est accosté par les retardataires venus au siège pour suivre les élections. Bien que tout est remballé et les convives partis, le simple fait de leur déclarer que Barack Obama a gagné leur fait lever les bras au ciel.
Photos : OG/France démocrate
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Retrouvez cet article sur France démocrate !
Il es fier qu'un afro-américain puisse devenir président des Etats-Unis et admire Obama pour ce qu'il a fait.
Il appelle ses partisans à soutenir le Président élu qu'il considère comme "son" Président et à s'unir avant de féliciter Sarah Palin ...
Beau discours dans la tradition américaine et conforme au personnage non sectaire et courageux qu'est McCain.
Alors que les bureaux de la côte ouest viennent de fermer, CNN vient d'annoncer la victoire de Barack Obama après sa victoire en Virginie qui l'amène à 220 grands électeurs soit 297 avec la tous les états de la côte ouest qui ne peuvent pas lui échapper !
Et il peut encore engranger au moins 47 grands électeurs (Colorado, Floride et Indiana).
L'Histoire est en marche ...
L'état-major républicain vient d'admettre officieusement que la victoire n'est plus possible même si les démocrates restent prudents.
Il est 4H00.
CNN vient d'annoncer la victoire probable d'Obama dans l'Ohio, au Nouveau Mexique, dans l'Iowa après la Pennsylvanie et avant la victoire probable en Floride.
Il reste 64 grands électeurs sur 243 à Obama.
Ca commence à sentir bon la victoire, d'autant qu'Obama semble devoir gagner dans le Colorado (9), en Californie (55), et en Caroline du Nord (15).
Cela ferait 285 grands électeurs soit la majorité.
Avec la Floride, cela ferait 312.
D'autant que Mc Cain n'a plus que 9.000 voix d'avance dans l'Indiana (11) et est devancé de 10.000 voix en Virginie (13).
Nouveau signe intéressant : le Sénat sera démocrate.
Il manque 96 grands électeurs sur 295 à Obama.
Dans moins de deux heures, Obama parlera, peut-être (sans doute ?) en tant que Président élu ...
Patience, Patience ...
(envoyé de Rome par Arnaud Hoyois "Quindi…")
Voici quelques photos et un lien vidéo de la soirée du Partito Democratico Italien à Rome (Piazza Pietra) sur les élections américaines "Notte della Grande Scelta" (Nuit du grand choix) d'où je reviens tout juste. Sur la vidéo et quelques photos, vous verrez Massimo D'Alema, ancien vice-président du Conseil (sous Prodi) et ancien Ministre des Affaires Etrangères.


Lien vidéo: http://www.vimeo.com/2157451
Actuellement, Obama commence à dominer Mac Cain.
Surtout, il semble devoir emporter la Floride.
Pour l'Ohio et la Pennsylvanie les résultats, encore beaucoup trop partiels, donnent Obama en tête.
En Indiana Mc Cain tient la rampe de peu.
Mais l'ambiance semble monter à Chicago ...
Suspens, suspens ...
Les premières réactions de François Bayrou aux élections américaines en cours, à minuit 50, au cours de la "nuit démocrate" du 133bis, devant Christophe Ginisty au premier rang et quelques centaines de participants.
François Bayrou le rappelle, il n’y a pas de "baguette magique", mais "c’est très important de penser que quelque chose qui semblait impossible devient possible".
Le "courant démocrate dans le monde, ce que Bill Clinton appelait Third Way, la troisième voie, c’est quelque chose de très important mais… il faut éviter de vendre la peau de l’ours !".
Le plus important, "pour nous et pour les Américains c’est la même chose : la Sécurité sociale pour tous les Américains.
Une partie de notre famille est Américaine de l’Iowa - où s’est joué, au fond, le premier changement avec Barack Obama - c’est vraiment l’Amérique profonde, rurale, on cultive du maïs, il y a du pétrole et du gaz, Jean Lassalle comprendra ! Beaucoup de gens là-bas vivent difficilement, parce qu’ils n’ont pas la Sécurité sociale, qui nous permet d’affronter les épreuves de la vie. Pour moi, la Sécurité sociale pour tous les Américains, c’est la mesure la plus emblématique."
Un souvenir marquant de la politique américaine ? "L’assassinat de John Kennedy - j’ai 12 ans, je n’ai pas la télévision, par hasard je vais regarder le journal de la télévision chez mon oncle… et on voit Jackie Kennedy en robe rose a limousine qui accélère… je rentre à la maison, j’avais l’impression d’annoncer à mon père quelque chose de très important, mon père était en train de nourrir les chevaux. Je vois mon père le bras plongé, blanchi par le son, dans la ration des chevaux… Je lui dis "on vient de tuer le Président des États-Unis", il me répond "c’est peut-être la guerre !" C’était pour lui un événement extraordinaire - évidemment, c’est lui qui avait raison."
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Également sur France démocrate.
Autant l’avouer d’entrée j’avais initialement préféré Clinton à Obama sur des critères qui tenaient d’abord à l’expérience. Comme beaucoup de Français et d’Américains j’ai découvert un homme pendant cette campagne, avec une capacité à rassembler qui inspire le respect. La réaction du candidat démocrate face à la crise a achevé de balayer mes doutes. Il est prêt pour le job. A vrai dire le monde entier semble plébisciter le candidat Obama, à commencer par la France. Cependant mardi, le vainqueur de l’élection présidentielle américaine, cru 2008, le 44ème président des Etats-Unis ne sera pas celui qui n’a dit que la vérité, rien que la vérité, toute la vérité, mais celui qui aura finalement le moins menti aux Américains, un candidat consensuel malgré les apparences.Bien sûr il faut se réjouir qu’un homme noir, même il ne définit pas comme tel et c’est sans doute une bonne chose, accède à la responsabilité suprême dans ce pays. Obama suscite d’ailleurs beaucoup d’espoir dans la communauté noire américaine qui rejoindrait symboliquement une deuxième fois le concert des peuples élus d’Amérique. Plus encore une véritable Obamania se dessine, mouvement qui prend des formes quasi euphoriques en Europe, et notamment en France révélant en creux tant d’attentes et de refoulé.
Cependant j’ai peur que le leitmotiv des intérêts américains,
invoqué discours après discours, au cœur des promesses par delà toutes
les communautés et les clivages de l’incroyable puzzle électoral
américain, rende rapidement caduc le retour annoncé du
multilatéralisme. Démocrate oui, mais sans céder aux fantasme !
Beaucoup d’enseignements seront à tirer sur ce scrutin, sur la
participation comme une signe indiquant une nouvelle politisation des
Américains (mais aussi sur le basculement probable d’Etats
conservateurs, sur une campagne en mode temps réel, la mort annoncée du
financement publique des prochaines campagnes électorales américaines
…) qui témoigne une nouvelle fois la faculté de la démocratie
américaine à se remettre en cause.
Blogging en direct : on se prépare au MoDem pour la nuit américaine. / Bleu nuit américaine au MoDem / Au siège du MoDem, les sondages attendent de tomber... et on skype ! / "Enfin un soir où on ne va pas nous demander si on est à gauche ou à droite" / ... et un best of Barack Obama : "Croire en l’autre - c’est ce qui a fait de moi un Démocrate."
(Reportage d'OG et FrédéricLN)
Restez connecté sur ce blog. Sur la colonne de droite, le live blogging a d'ores et déjà commencé. Sur cette colonne principale, dans quelques instants, l'image en direct du siège du Mouvement Démocrate où va se dérouler la grande nuit démocrate organisée par des militants.
Si Obama est élu, ce que nous souhaitons tous, quelles seront les conséquences pour la société française ?
Plus précisément, la question essentielle qui se pose à nous , est la suivante : comment pourrons-nous pousser beaucoup plus loin le renouvellement de l'ensemble du personnel politique comme nous l'avons déjà commencé au MoDem ?
Près de cinquante ans après la décolonisation, il serait peut-être temps que la France, qui a su être à l'avant-garde dans l'histoire, s'inspire utilement de l'exemple américain.
Si les Etats-Unis sont capables, ce soir, d'élire un président métis, il serait temps que nous nous interrogions sur notre modèle d'intégration des minorités et sur notre système politique incapable de se renouveler.
Toutefois, ne rêvons pas, même aux Etats-Unis Obama est encore une exception qui confirme la règle de la priorité aux WASP pour les postes de premier plan (le Sénat en particulier). Beaucoup de travail reste à faire.
Ce sera une question à mettre à l'ordre du jour de la vie politique française.
Et sait-on jamais notre hyper-président très pro-américain nous y aidera peut-être en se mettant lui-même au dernier chic américain : faciliter un véritable accès des membres talentueux des minorités à de vrais responsabilités de premier plan et arrêtez de les considérer comme des indésirables ou comme de simples bibelots à la mode ...
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